TP.HCM : 26 Malaisiens contrôlés, soupçons de drogue et d’escroquerie en ligne
À Ho Chi Minh-Ville, la police a contrôlé plusieurs lieux d’hébergement où séjournaient des ressortissants malaisiens. L’affaire mêle soupçons de consommation de drogue et possible activité d’escroquerie en ligne transfrontalière.

Étrangers contrôlés à TP.HCM : ce que l’affaire révèle sur les hôtels et la police
Une opération de police visant plusieurs lieux d’hébergement
À Ho Chi Minh-Ville, une affaire impliquant des ressortissants étrangers attire l’attention sur les contrôles de police dans les hôtels et lieux de séjour.
Selon Thanh Niên, la police du quartier de Thủ Đức, en coordination avec des unités de la police de Ho Chi Minh-Ville, enquête sur un groupe de 26 ressortissants malaisiens découverts dans plusieurs établissements d’hébergement. Les autorités soupçonnent des faits liés à la drogue et à une possible activité d’escroquerie en ligne transfrontalière.
L’affaire a commencé après des signalements concernant un groupe d’étrangers séjournant longtemps dans un établissement de la rue 37, dans la zone de Thủ Đức. D’après les premiers éléments rapportés par la presse vietnamienne, ces personnes auraient eu un mode de vie très fermé, peu de contacts avec l’extérieur et des allées et venues nocturnes jugées inhabituelles.
La police a ensuite élargi ses vérifications à plusieurs lieux d’hébergement. Selon Thanh Niên et ZNews, 22 personnes sur les 26 contrôlées auraient été positives aux stupéfiants.
Người Lao Động rapporte également que les policiers ont découvert des éléments présentés comme liés à l’usage de drogue et des documents ou matériels pouvant servir à des activités d’escroquerie. Le média évoque notamment une possible organisation de fraude en ligne à dimension transfrontalière.
À ce stade, il faut rester prudent : les faits sont rapportés par la presse vietnamienne à partir d’informations policières, et l’enquête doit encore établir précisément les responsabilités individuelles.
Ce qui est confirmé, ce qui reste à vérifier
Les faits confirmés par les sources vietnamiennes sont les suivants : la police a contrôlé plusieurs lieux d’hébergement à Ho Chi Minh-Ville, 26 ressortissants malaisiens ont été découverts, et 22 d’entre eux auraient été testés positifs aux stupéfiants selon plusieurs médias locaux.
Les soupçons portent aussi sur une possible activité d’escroquerie en ligne transfrontalière. C’est un point important, mais il doit être présenté comme une enquête en cours, non comme une condamnation. Les médias vietnamiens parlent de personnes “soupçonnées” ou “ayant des signes” de participation à ce type d’activité.
Autrement dit, il ne faut pas écrire que ces personnes ont été condamnées ou que le réseau est définitivement établi. Il faut écrire que la police enquête sur ces soupçons.
Pourquoi cette affaire concerne les Français au Vietnam
Cette affaire ne concerne pas directement des ressortissants français. Mais elle est importante pour les Français vivant au Vietnam, ou souhaitant s’y installer, pour trois raisons très concrètes.
D’abord, elle montre que les autorités vietnamiennes surveillent de près certains lieux d’hébergement d’étrangers, notamment lorsque des voisins ou des habitants signalent des comportements inhabituels.
Ensuite, elle rappelle que les hôtels, résidences de services, appartements loués à court ou moyen terme et maisons partagées peuvent faire l’objet de contrôles, surtout en cas de soupçons liés à la drogue, à la cybercriminalité ou à des séjours non déclarés.
Enfin, elle confirme une tendance régionale plus large : les réseaux d’escroquerie en ligne impliquant des étrangers sont devenus un sujet de sécurité important en Asie du Sud-Est. Le Vietnam ne veut pas devenir une base arrière pour ce type d’activité.
Pour les expatriés français, cela ne signifie pas qu’il faut s’inquiéter à chaque contrôle administratif. Mais cela signifie qu’il faut être irréprochable sur les points de base : déclaration de résidence, visa valable, contrat de location clair et comportement discret dans l’immeuble ou le quartier.
Hôtels, propriétaires, colocations : attention aux obligations
Au Vietnam, les lieux d’hébergement ont des obligations déclaratives concernant les étrangers. Les hôtels connaissent généralement ces procédures. Les propriétaires privés, en revanche, peuvent parfois les négliger, surtout dans les colocations, les locations informelles ou les séjours de longue durée dans des appartements.
Pour un Français qui loue un appartement, il est donc important de vérifier que le propriétaire ou le gestionnaire déclare correctement la présence d’un étranger auprès des autorités locales. Cela concerne aussi les couples franco-vietnamiens qui hébergent un proche étranger, les entrepreneurs qui logent des collaborateurs venus de l’étranger, ou les expatriés qui sous-louent une chambre.
Cette affaire montre aussi que les contrôles peuvent partir d’un signalement de voisinage. Des allées et venues nocturnes, des groupes fermés, des nuisances, des soupçons de drogue ou une activité anormale dans un logement peuvent attirer l’attention.
Drogue au Vietnam : un risque majeur pour les étrangers
Le volet drogue est particulièrement sensible. Le Vietnam applique une ligne dure sur les stupéfiants. Pour un étranger, une implication dans une affaire de drogue peut avoir des conséquences graves : enquête, détention, poursuites, expulsion, interdiction de retour ou autres sanctions selon les faits retenus.
Même un expatrié qui pense “ne pas être concerné” doit mesurer le risque social et légal de certains environnements : fêtes privées, appartements partagés, groupes rencontrés en ligne, soirées où circulent des substances, ou fréquentations liées à des activités douteuses.
La règle pratique est simple : éviter toute proximité avec la drogue, même passive. Être présent dans un logement où la police découvre des stupéfiants peut suffire à créer de très sérieux problèmes, même si les responsabilités sont ensuite individualisées.
Escroquerie en ligne : le Vietnam surveille les réseaux étrangers
L’autre point fort de cette affaire concerne les soupçons d’escroquerie en ligne. Ces dernières années, plusieurs pays d’Asie du Sud-Est ont été touchés par des réseaux transfrontaliers utilisant des étrangers, des centres d’appels clandestins, des faux investissements, des arnaques sentimentales ou des fraudes numériques.
Dans le cas de Ho Chi Minh-Ville, les médias vietnamiens rapportent que la police a saisi ou examiné des documents et matériels pouvant être liés à des activités frauduleuses.
Pour les entrepreneurs français dans le numérique, le marketing, les centres d’appels ou les services externalisés, cette affaire rappelle l’importance de la conformité : contrats clairs, activité déclarée, personnel identifié, locaux transparents, facturation normale et absence de confusion avec des activités de prospection illégale.
Un business étranger sérieux n’a rien à craindre d’une activité déclarée et conforme. Mais une structure opaque, installée dans un appartement, avec du personnel étranger non déclaré ou des opérations numériques douteuses, peut attirer très vite l’attention.
Ce que ça change pour un Français au Vietnam
Pour un résident français, l’impact immédiat est surtout pratique.
Il faut s’assurer que son adresse est correctement déclarée, surtout après un déménagement. Il faut conserver une copie de son bail, de son passeport, de son visa ou titre de séjour, et des documents liés à son emploi ou à son entreprise.
Pour les voyageurs long séjour, il faut privilégier des hébergements sérieux, capables de gérer correctement les déclarations de séjour. Un prix très bas, une résidence opaque ou un propriétaire qui refuse toute formalité peut devenir un mauvais choix.
Pour les propriétaires ou gestionnaires de logement, cette affaire est aussi un rappel : héberger des étrangers sans contrôle minimal peut créer un risque si les occupants sont impliqués dans des activités illégales.
Ce qu’il faut surveiller ensuite
L’enquête doit maintenant préciser plusieurs points : le rôle exact des personnes contrôlées, la nature des substances détectées, l’existence ou non d’une organisation structurée d’escroquerie en ligne, et les suites administratives ou judiciaires.
Il faudra également surveiller si cette affaire entraîne une vague de contrôles plus large dans les hôtels, appartements de courte durée et résidences accueillant des étrangers à Ho Chi Minh-Ville.
Pour Vivre au Vietnam, c’est un sujet à suivre, car il touche directement à la vie quotidienne des expatriés : logement, police locale, sécurité, réputation des étrangers et obligations administratives.
Ce qu’il faut retenir
La police de Ho Chi Minh-Ville enquête sur 26 ressortissants malaisiens découverts dans plusieurs lieux d’hébergement. Selon plusieurs médias vietnamiens, 22 personnes auraient été positives aux stupéfiants. Les autorités soupçonnent aussi une possible activité d’escroquerie en ligne transfrontalière.
L’affaire reste en cours : il faut parler de soupçons, pas de condamnation.
Impact pour les Français au Vietnam
Cette affaire rappelle aux Français vivant au Vietnam qu’un séjour régulier ne se limite pas au visa. L’adresse doit être correctement déclarée, le logement doit être sérieux et les fréquentations à risque doivent être évitées.
Pour les propriétaires, hôteliers et gestionnaires de résidences, c’est aussi un avertissement : les étrangers hébergés peuvent faire l’objet de contrôles, surtout en cas de signalement ou de comportement suspect.
Sources
Thanh Niên, 4 juin 2026 : enquête sur 26 ressortissants malaisiens à Ho Chi Minh-Ville, soupçons de drogue et d’escroquerie en ligne transfrontalière.
Người Lao Động, 4 juin 2026 : opération de police à Thủ Đức, personnes positives aux stupéfiants et documents suspectés de servir à des activités frauduleuses.
ZNews, 4 juin 2026 : 26 ressortissants malaisiens contrôlés, 22 tests positifs rapportés, soupçons d’escroquerie transnationale.
VTC News, 4 juin 2026 : éléments complémentaires sur les contrôles dans plusieurs lieux d’hébergement.