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Étrangers au Vietnam : la tolérance baisse face aux troubles à l’ordre public

Les affaires récentes impliquant des étrangers au Vietnam se multiplient dans la presse locale. Pour les expatriés français, le message est clair : les comportements à risque sont de moins en moins tolérés.

Patrouille de police dans une rue touristique vietnamienne fréquentée par des étrangers.

Une série de signaux faibles devenus visibles

L’actualité récente montre une tendance nette : les comportements problématiques de certains étrangers au Vietnam sont davantage repérés, filmés, médiatisés et sanctionnés. Le cas le plus récent est celui d’un étranger à Đà Nẵng dont la moto a été saisie après une conduite dangereuse les deux mains lâchées.

Mais ce n’est pas un cas isolé. À TP.HCM, des étrangers ont été contrôlés dans des hébergements, avec des tests positifs à la drogue et des soupçons d’activités d’arnaque en ligne. À Đà Nẵng, la police avait déjà annoncé en mai le démantèlement d’un point de consommation de drogue dans une maison louée, impliquant sept ressortissants chinois et deux Vietnamiens.

À Nha Trang, en mai, la police avait aussi détecté 20 étrangers soupçonnés d’exercer une activité non autorisée et de ne pas respecter l’objet de leur visa ou de leur carte de séjour temporaire.

Pourquoi c’est important pour les Français

Pour les Français vivant au Vietnam, ces affaires ont un impact direct sur la perception des étrangers par les autorités, les propriétaires, les voisins, les hôtels et les administrations locales. Même lorsqu’un Français respecte parfaitement la loi, il peut subir les conséquences indirectes de comportements commis par d’autres étrangers : plus de contrôles, plus de documents demandés, plus de méfiance dans certains quartiers touristiques.

Les zones les plus concernées sont les lieux où les étrangers sont nombreux : Đà Nẵng, Hội An, Nha Trang, Phú Quốc, TP.HCM et certains quartiers de Hà Nội. Les profils concernés sont variés : touristes longue durée, travailleurs sans permis, digital nomads, loueurs de scooters, groupes installés dans des villas, ou personnes utilisant des hôtels comme base d’activité.

La frontière entre “mauvais comportement” et infraction

Au Vietnam, certains comportements peuvent passer très vite d’un simple manque de respect à une infraction. Une dispute dans un bar peut devenir un trouble à l’ordre public. Une bagarre peut conduire à une procédure pénale si elle cause des blessures. Une consommation de drogue peut avoir des conséquences lourdes sur le séjour. Une activité professionnelle non conforme au visa peut entraîner amende, annulation de statut ou expulsion selon les cas.

Le droit vietnamien ne prévoit pas de traitement privilégié pour un étranger ordinaire. Les personnes étrangères qui commettent une infraction au Vietnam peuvent être soumises au droit vietnamien, hors cas particuliers comme les immunités diplomatiques.

Pour les troubles à l’ordre public, le décret 144/2021 prévoit des sanctions administratives selon la gravité des faits, et le trouble peut aussi basculer dans le pénal si les conditions sont réunies.

Ce que les expatriés doivent changer dès maintenant

La première règle est simple : ne jamais se comporter au Vietnam comme si le statut d’étranger protégeait des sanctions. C’est faux. Les vidéos circulent vite, les habitants signalent plus facilement, et les autorités locales réagissent lorsqu’un incident devient visible.

La deuxième règle concerne les locations. Un étranger doit s’assurer que sa résidence temporaire est correctement déclarée. En cas de contrôle, l’absence de déclaration ou une situation floue peut compliquer fortement les choses.

La troisième règle concerne les fréquentations. Se trouver dans un appartement où circulent drogue, arnaques, jeux d’argent ou activités illégales peut suffire à être contrôlé, interrogé ou associé à une enquête, même si la responsabilité finale reste à établir.

La quatrième règle concerne le travail. À Nha Trang, les autorités ont signalé des étrangers soupçonnés de travailler dans des activités non autorisées et non conformes au visa déclaré. Pour les Français qui donnent des cours, vendent des services, créent du contenu rémunéré, travaillent dans le tourisme ou aident un commerce local, la question du permis et du statut doit être prise au sérieux.

Ce qu’il faut surveiller ensuite

Les prochains signaux à suivre seront les décisions d’expulsion, les amendes, les poursuites pénales et les contrôles ciblant les hébergements. Si les autorités vietnamiennes communiquent davantage sur les étrangers impliqués dans des incidents, cela peut annoncer une phase de contrôle plus stricte avant la haute saison touristique ou dans les villes à forte présence étrangère.

Ce qu’il faut retenir

Les affaires récentes dessinent une tendance : les autorités vietnamiennes réagissent plus vite aux comportements d’étrangers jugés dangereux, illégaux ou irrespectueux. Les sujets les plus sensibles sont la drogue, les troubles à l’ordre public, la conduite dangereuse, le travail non autorisé et les activités en ligne suspectes.

Impact pour les Français au Vietnam

Pour les Français au Vietnam, le bon réflexe est de sécuriser son quotidien : visa à jour, logement déclaré, permis de conduire adapté, prudence avec les locations de scooter, zéro drogue, zéro violence, zéro activité professionnelle grise. Dans le climat actuel, un “petit dérapage” peut devenir une affaire de police.

Sources

Tuổi Trẻ, 06/06/2026 ; Tiếng Chuông / Chinhphu.vn, 05/06/2026 ; Thanh Niên, 04/06/2026 ; Công an Đà Nẵng, 15/05/2026 ; Tuổi Trẻ, 13/05/2026 ; textes juridiques et analyses légales citées.

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