Exemption de visa pour les Français : les points à retenir
Les Français peuvent entrer au Vietnam sans visa pour un séjour court. Une solution pratique pour un premier repérage, mais insuffisante pour préparer une installation durable.

- Une entrée simplifiée pour les courts séjours
Pour les Français, l’exemption de visa est l’une des façons les plus simples d’entrer au Vietnam. Depuis le 15 août 2023, les ressortissants français peuvent séjourner dans le pays sans visa pour une durée maximale de 45 jours, jours d’entrée et de sortie inclus. Le passeport doit être valable au moins six mois à la date d’entrée sur le territoire vietnamien.
Cette mesure facilite beaucoup les premiers séjours. Elle permet de venir découvrir le pays, visiter plusieurs villes, comparer les conditions de vie, rencontrer des contacts, repérer un quartier ou tester un projet avant de prendre une décision plus engageante. Pour un Français qui hésite entre Da Nang, Hô Chi Minh-Ville, Hanoï ou Nha Trang, 45 jours peuvent déjà donner une vision plus concrète que quelques recherches en ligne.
Mais il faut bien comprendre la limite de cette exemption : elle simplifie l’entrée, pas l’installation. Elle convient à un séjour court, à un repérage ou à un voyage exploratoire. Elle ne règle pas les questions de résidence, de travail, de création d’entreprise, de fiscalité, d’assurance santé ou de vie administrative sur place.
Ce que l’exemption permet concrètement
L’exemption de visa est particulièrement utile pour une première approche du Vietnam. Elle évite une demande administrative avant le départ et donne assez de temps pour comprendre le pays au-delà d’un simple voyage touristique. En 45 jours, il est possible de passer plusieurs semaines dans une ville, de visiter des appartements, d’évaluer le coût de la vie, de rencontrer des prestataires ou de vérifier si le mode de vie correspond vraiment à ses attentes.
Ce qu’il est raisonnable de faire pendant 45 jours
- Visiter plusieurs villes avant de choisir où s’installer.
- Comparer les loyers, les quartiers et les conditions de logement.
- Rencontrer des avocats, comptables, agents immobiliers ou assureurs.
- Tester le coût de la vie réel sur place.
- Ouvrir des discussions pour un projet professionnel ou entrepreneurial.
- Vérifier si le climat, le rythme de vie et l’environnement conviennent.
- Préparer une stratégie de visa plus adaptée pour un séjour long.
Pour un retraité, un télétravailleur, un futur entrepreneur ou une famille en repérage, l’exemption peut donc être une bonne porte d’entrée. Elle permet de réduire les démarches au départ et d’éviter de s’engager trop vite. C’est souvent plus sain de venir observer le terrain avant de signer un bail long, créer une société ou organiser un déménagement complet.
Ce que l’exemption ne remplace pas
Le point important est là : l’exemption de visa n’est pas une solution d’installation. Si le séjour dépasse 45 jours, un visa devient nécessaire. Le site officiel de l’e-visa vietnamien indique que l’e-visa peut être valable jusqu’à 90 jours, en entrée simple ou multiple, avec des frais de 25 dollars pour une entrée simple et 50 dollars pour une entrée multiple.
L’e-visa peut convenir à certains séjours plus longs, mais il ne doit pas être confondu avec un statut de résidence durable. Pour travailler légalement, créer une entreprise, investir, rester en famille ou envisager une présence longue au Vietnam, il faut analyser la situation plus sérieusement. Les règles peuvent dépendre de l’activité, du type de société, du contrat de travail, du capital, du profil personnel et des autorités compétentes.
Exemption ou e-visa : la différence simple
L’exemption de visa permet aux Français d’entrer au Vietnam sans demande préalable pour un séjour court de 45 jours maximum. L’e-visa se demande en ligne avant le départ et peut couvrir un séjour plus long, jusqu’à 90 jours selon les conditions officielles. Dans les deux cas, il ne s’agit pas automatiquement d’une solution pour travailler, résider durablement ou gérer une activité au Vietnam.
Attention à la stratégie du “on verra sur place”
Beaucoup de personnes utilisent l’exemption de visa pour venir au Vietnam en se disant qu’elles décideront ensuite. C’est compréhensible, mais risqué si le projet est déjà sérieux. Un séjour de 45 jours passe vite, surtout lorsqu’il faut visiter des logements, comparer les villes, rencontrer des professionnels, comprendre les démarches et préparer la suite.
Le risque n’est pas seulement de dépasser la durée autorisée. Le vrai problème est de construire son installation autour d’une solution temporaire. Une personne qui signe un bail, lance une activité, scolarise un enfant ou organise une vie sur place doit avoir une vision plus claire de son statut. Le visa n’est pas un détail administratif : il conditionne la stabilité du projet.
Les erreurs fréquentes à éviter
- Confondre exemption de visa et droit de résidence longue durée.
- Penser que 45 jours suffisent toujours pour organiser une installation complète.
- Réserver un logement long terme sans avoir clarifié la suite du séjour.
- Préparer un projet professionnel sans vérifier les règles de travail ou d’entreprise.
- Multiplier les sorties du territoire sans stratégie claire.
- Oublier que les jours d’entrée et de sortie sont inclus dans le calcul.
Avant de partir, vérifiez trois points
Avant d’utiliser l’exemption de visa, vérifiez la validité de votre passeport, la durée exacte de votre séjour et l’objectif réel du voyage. Si vous venez simplement repérer le pays, l’exemption peut suffire. Si vous envisagez de rester, travailler, investir ou vous installer, il vaut mieux préparer une option de visa adaptée avant le départ.
Une bonne option pour repérer, pas pour improviser
L’exemption de visa est une vraie facilité pour les Français. Elle rend le Vietnam plus accessible pour un premier séjour, un repérage ou une période de réflexion. C’est une bonne solution pour découvrir le pays sans entrer immédiatement dans des démarches plus lourdes.
Mais elle doit rester à sa place. Pour un voyage court, elle est pratique. Pour une installation, elle doit être vue comme une première étape, pas comme une stratégie. Le bon réflexe consiste à utiliser ces 45 jours pour observer, comparer, poser les bonnes questions et préparer la suite avec un visa ou un statut cohérent avec son projet.
Prochaine étape
Passez du contenu à l’action
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